À Kananga, la question de la sécurité alimentaire s’invite au cœur des réflexions académiques. Ce mercredi 18 mars 2026, la Faculté des sciences juridiques de l’Université Notre-Dame du Kasayi (UKA) a organisé une conférence-débat autour d’un thème aussi stratégique qu’actuel : « la contribution du droit à la production agricole en République démocratique du Congo ».
Animée par le professeur Hilaire Kabuya, la rencontre a mobilisé un public varié, composé d’étudiants issus de plusieurs facultés et d’autorités académiques, tous réunis sur le site universitaire.
D’entrée de jeu, l’orateur a dressé un constat sans détour : la République démocratique du Congo, pourtant riche en ressources naturelles, peine à assurer sa sécurité alimentaire. En cause, selon lui, des conflits persistants, mais surtout un déficit criant dans l’application des normes juridiques existantes.
Dans une analyse structurée, le professeur Kabuya est revenu sur les principaux textes qui encadrent le secteur, notamment la loi foncière de 1973 et le code minier de 2002. Des instruments juridiques qu’il juge essentiels, mais dont l’efficacité reste compromise par leur faible mise en œuvre.
Abordant la question sensible de l’insécurité alimentaire, il a pointé du doigt les insuffisances de la politique agricole nationale, identifiées comme l’un des principaux freins à une production suffisante et durable.
Au-delà du diagnostic, cette conférence a surtout permis d’ouvrir un débat de fond : celui du rôle du droit comme levier stratégique pour transformer le potentiel agricole congolais en véritable moteur de développement.
Par Martin BUPELE et Frédéric TSHIDILE