Kananga, 26 mars 2026 — L’Université Notre-Dame du Kasayi (UKA) a vibré, ce jeudi, au rythme d’un événement d’envergure scientifique et sociétale : le « Débat au féminin ». Organisée sous l’égide du doyen de la Faculté des Sciences économiques et de gestion, cette manifestation s’inscrit dans la dynamique du mois de mars, dédié à la promotion et à la défense des droits des femmes à travers le monde.
Réunissant autorités académiques, corps scientifique, invités de marque ainsi qu’un public estudiantin fortement mobilisé, cette rencontre a offert un cadre privilégié d’expression et de réflexion critique autour du thème central : « Droits, justice et action pour toutes les femmes ». Une thématique en parfaite résonance avec les enjeux contemporains liés à l’égalité des genres et à la participation inclusive au développement.
La cérémonie s’est ouverte par une allocution de bienvenue du doyen, qui a circonscrit le sens de ce débat en mettant en lumière la catégorie anthropologique du génie féminin, entendue comme une ressource essentielle pour la transformation sociale et le progrès communautaire.
□ Une relecture critique du 08 mars.
Les travaux ont débuté par la conférence inaugurale de la Rectrice, la professeure Joséphine Bitota Muamba. Dans une intervention à la fois engagée, lucide et pédagogique, elle a dénoncé la banalisation progressive de la Journée internationale des droits des femmes en République démocratique du Congo.
Selon elle, la date du 8 mars tend aujourd’hui à être réduite à des manifestations festives — port de pagnes, sorties conviviales ou célébrations symboliques — au détriment de sa portée historique, politique et revendicative. Elle a ainsi rappelé avec insistance que le sens profond de cette journée demeure la lutte pour la reconnaissance effective des droits des femmes, appelant à une prise de conscience collective et à un recentrage sur les véritables enjeux d’égalité, de justice et de dignité.
□ L’excellence féminine au cœur du savoir.
Le second temps fort de la manifestation a été marqué par une série de six communications scientifiques portées par des étudiantes de la faculté, témoignant de la vitalité intellectuelle et de l’engagement des femmes dans les sciences économiques et sociales.
Ces interventions s’inscrivaient dans le thème local suivant :
« Le génie féminin comme moteur de transformation sociale : les étudiantes de l’UKA engagées dans l’émergence de la RDC ».
Les exposés ont abordé des problématiques variées et complémentaires :
Augustine Ngombe (Master 1, Gestion financière) a proposé une réflexion empruntant une triple approche théologique, anthropologique et juridique sur la dignité féminine à travers son intervention intitulée : « Femme, qui es-tu ? Regards croisés sur la dignité de la femme ».
Séraphine Bibombe (Master 2, Économie monétaire) a mis en lumière le rôle du génie féminin comme levier de transformation sociale.
Plamédie Kankolongo (Master 1, Gestion financière) a analysé l’implication de la communauté universitaire dans les dynamiques de développement local.
Godelive Manya (Master 2, Gestion financière) a exploré les liens entre éducation, entrepreneuriat et autonomisation des femmes.
Judith Muvudi a introduit la notion de masculinité positive comme facteur d’équilibre social et de promotion de l’égalité.
Enfin, Divine Kalenda (Master 2, Gestion financière) a clôturé cette séquence par un appel à l’engagement écologique, invitant la communauté estudiantine à innover dans la lutte contre l’insalubrité et à œuvrer pour un campus durable.
□ Débat et perspectives d’avenir.
Ces communications ont donné lieu à un débat interactif riche et structuré, modéré avec rigueur par Mme Benita Mutshine. Les échanges ont permis de confronter les idées, d’approfondir les analyses et de dégager des pistes d’action concrètes.
À l’issue des discussions, des engagements clairs ont été formulés, visant à renforcer l’implication des étudiants dans les initiatives liées au genre, à l’environnement et au développement durable.
Satisfaite de la qualité des échanges, Madame la Rectrice a salué l’initiative du doyen, soulignant son impact mobilisateur et appelant à la pérennisation de tels cadres de dialogue au sein de l’université.
□ Une clôture festive et fédératrice.
Le troisième et dernier moment de la manifestation a revêtu une dimension culturelle et conviviale, avec un ballet musical suivi d’un cocktail offert aux participants. Ce temps de détente a favorisé les échanges informels et le renforcement des liens au sein de la communauté universitaire.
Entre satisfaction des résultats obtenus et ambition tournée vers l’avenir, le doyen François Tshionyi Kazadi a exprimé sa gratitude envers l’ensemble des intervenantes, les participants ainsi que les partenaires institutionnels, notamment la représentante de la ministre provinciale du Genre, Famille et Enfant, ainsi que la conseillère communale de Lukonga, Mme Alexandra Tshiame.
À travers ce « Débat au féminin », l’Université Notre-Dame du Kasayi confirme son rôle non seulement comme espace de production du savoir, mais aussi comme véritable catalyseur d’engagement citoyen, où la réflexion académique s’articule étroitement avec les exigences de transformation sociale
CellCom. Décanat Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de l’U.KA