Kasaï-Central : Athénée Royale de Kananga, un bijou en déshérence qui interpelle la nation

Ce qui devait être un symbole d’espoir et de renaissance pour la jeunesse du Kasaï Central est aujourd’hui un spectacle de désolation. L’Athénée Royal de Kananga, joyau éducatif offert par le Chef de l’État, se meurt dans l’indifférence.

En pleine session de vacances parlementaires, le député national Marcel TSHIPEPELE a effectué, ce mardi 13 janvier, une descente sur le site de ce complexe scolaire tant attendu. Le constat est amer: herbes folles envahissant les cours, peinture écaillée, bâtiments inachevés, malfaçons criantes. Un décor qui tranche brutalement avec les promesses d’excellence éducative portées par ce projet présidentiel.

« Je suis profondément choqué par l’état d’abandon de ce bijou offert aux filles et fils du Kasaï Central », a déclaré l’élu, visiblement indigné.

Selon les informations recueillies sur place, l’abandon du chantier serait lié au non-respect des engagements contractuels par l’une des entreprises adjudicataires, qui aurait déserté les lieux avant l’achèvement des travaux. Une situation qui soulève de sérieuses interrogations sur le suivi des marchés publics et la reddition des comptes.

Face à cette situation, le député TSHIPEPELE ne compte pas rester silencieux. Il affirme avoir collecté des éléments probants en vue de porter le dossier à l’Assemblée nationale dès la session ordinaire de mars 2026. Son objectif: obtenir la reprise immédiate et l’achèvement des travaux, afin que cette infrastructure éducative puisse enfin servir la jeunesse de la région.

« Il est inadmissible que nos enfants soient privés d’un tel outil de formation à cause de la négligence ou de la mauvaise foi de certains prestataires », a-t-il martelé.

L’Athénée Royal de Kananga, censé incarner l’avenir, ne doit pas devenir un monument à l’échec. L’appel est lancé: que les autorités compétentes, les partenaires techniques et financiers, ainsi que la société civile se mobilisent pour sauver ce projet et redonner espoir à toute une génération.

Par Jonathan KABEYA

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