Kasaï central : 16 jours d’activisme, Amour plus ONG dresse un tableau sombre des cas des VBG à Kananga

Du 01 au 26 Novembre 2024 l’ONG Amour plus a enregistrée 10 cas de viols sur mineures dans l’ensemble du Kasaï central en général et dans la ville de Kananga en particulier.

La révélation est de Merveilles SANGI LOOLA coordonnatrice de cette structure de défense des droits de l’enfant qui l’as révélé lors d’une conférence de presse tenue mercredi 27 Novembre 2024

Amour plus à travers sa coordonnatrice déplore la recrudescence de ces cas seulement en l’espace d’un mois. Sa coordonnatrice Merveille SANGI LOOLA, révèle qu’il y a urgence que tout le monde s’engage dans la construction d’un monde sans violence surtout en ce qui concerne les enfants :

« Depuis plus de trois ans maintenant, Amour plus travaille dans la lutte contre les violences basées sur le genre avec une attention particulière sur les enfants. Mais cette année 2024 a été marquée par une recrudescence inquiétante de signalement notamment en matière des violences sexuelles et des violences conjugales. C’est pourquoi je souhaite mettre en lumière un problème grave des violences sexuelles perpétrées contre les enfants en particulier les filles. En l’espace d’un mois seulement notre organisation a enregistrée et accompagnée 10 cas de viols sur mineures dont l’âge varie entre 7 et 13 ans ».

Choquée par ces actes d’atteintes à la dignité de la jeune fille, Merveille SANGI LOOLA déplore la non dénonciation par la population des cas de violences ainsi que des arrangements à l’amiable.


Dans cette même perspective, SANGI LOOLA exhorte la population a dénoncer tout cas des VBG au sein de leur communauté :  » J’aimerais que vous sachiez que lorsque vous dénoncez un bourreau et qu’il est derrière le barreau, c’est de milliers des femmes et des filles que vous protégez contre la violence. Ensemble continuons de sensibiliser nos communautés contre ces pratiques destructrices mais aussi d’appliquer des sanctions sévères et exemplaires à l’égard des bourreaux. Nous continuons à nous battre pour empêcher que des telles tragédies ne se produisent car pour nous l’idéal c’est un monde où il y a ni victime ni survivante, juste un monde simplement dépourvu des violences. Unissons-nous tous pour faire de ce rêve une réalité ».

Par Pascal KABISEKELE

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